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mercredi 21 février 2024
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Pécresse met sur les rails le projet de la future ligne 19 du métro

Envisagée à l’horizon 2040, cette nouvelle ligne devrait relier le quartier d’affaires de La Défense à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaule, en passant par Argenteuil, Sarcelles et Gonesse.

Grand oublié du « super métro », le département du Val d’Oise pourrait finalement être connecté à ce nouveau réseau de 200 kilomètres. Inscrite en juillet dernier dans le projet de Schéma Directeur de la Région d’Île-de-France (SDRIF-E), la ligne 19 voit ses premiers contours se dessiner.

Envisagée à l’horizon 2040, la ligne 19 ambitionne de relier le quartier d’affaires de La Défense, en s’élançant du futur hub des Groues -où transiteront dès l’année prochaine la ligne E du RER, puis à partir de 2031 la ligne 15 et à terme la ligne 18– à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle en se connectant sur la ligne 17, au niveau de la gare de Gonesse du Grand Paris Express, actuellement en construction.

Longue d’une trentaine de kilomètres, la 19 sera presque entièrement souterraine et son fonctionnement doit être automatique comme pour les futures lignes 15, 16, 17 et 18. Si le tracé précis n’a pas encore été établi, l’objectif de cette ligne est d’irriguer les villes d’Argenteuil, Sarcelles ou encore Gonesse avec la création de neuf à onze gares.

Cette nouvelle ligne devrait relier le quartier d’affaires de La Défense à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaule, en passant par Argenteuil, Sarcelles et Gonesse – DR

« Sur les 68 stations du Grand Paris Express, seule la gare du Triangle de Gonesse est implantée dans le Val d’Oise », se désole Marie-Christine Cavecchi, la présidente du département du Val d’Oise. Pour la cheffe du Val d’Oise, cette ligne, une fois achevée, desservira 650 000 Valdoisiens et près de 450 000 emplois.

Les temps de parcours seraient ainsi « considérablement réduits quel que soit le tracé retenu », permettant de rejoindre par exemple le Pont de Bezons à Roissy en une trentaine de minutes contre le double actuellement, Ermont-Eaubonne à Issy également en une trentaine de minutes contre cinquante minutes aujourd’hui.

Le montant du projet serait chiffré d’après les premières estimations « entre 5 et 6 milliards d’euros ». Une très grosse somme que la région ne pourra probablement pas régler à elle seule, ni même avec l’appui des départements des Hauts-de-Seine et du Val d’Oise. L’État devra donc certainement mettre la main à la poche pour financer ce projet, mais pour l’instant cette ligne ne semble pas du tout être sa priorité. « L’État n’est pas contre la ligne 19 », a indiqué Valérie Pécresse, la présidente de la région. « Nous voulons cette ligne pour avant 2040, donc il faut y aller maintenant ! » a-t-elle prévenu. En attendant de trouver un accord financier, des études de faisabilité chiffrées à environ 6,5 millions d’euros vont être commandités par la région Île-de-France et le département du Val d’Oise.

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