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vendredi 7 mai 2021

Paris La Défense annonce le décès de son directeur général adjoint Laurent Roques

Laurent Roques, le directeur adjoint de Paris La Défense est décédé ce lundi 2 novembre, des suites d'une longue maladie.

Paris La Défense est de nouveau en deuil. Sept mois après la mort de Patrick Devedjian, l’ancien président de Paris La Défense, l’établissement public vient de perdre son directeur général adjoint Laurent Roques. L’aménageur et gestionnaire du quartier d’affaires de l’Ouest parisien a annoncé son décès survenu ce lundi non pas à cause du Coronavirus comme pour Patrick Devedjian, mais d’une « longue maladie ». Âgé de 51 ans, Laurent Roques, marié et père de deux enfants luttait depuis de nombreuses années contre un myélome, un cancer de la moelle osseuse. Cette maladie l’obligea à se mettre en retrait de son poste entre les étés 2018 et 2019. En septembre 2019 il sera de retour au cœur de l’établissement mais son état de santé qui s’était amélioré se dégradera fortement à la fin du printemps dernier.

Diplômé de HEC Paris en 1992 et Dauphine en 1994, Laurent Roques avait rejoint le quartier d’affaires de La Défense en 2011, après avoir commencé sa carrière chez le défunt cabinet d’audit Arthur Andersen en 1996 puis EY en 2004. Entre-temps il aura passé une année chez l’ex-RFF (SNCF Réseau) entre 2003 et 2004.

C’est donc en janvier 2011 qu’il quitte le secteur du privé pour rejoindre l’établissement public Defacto créé deux ans auparavant où il occupe le poste de directeur général adjoint d’abord aux côtés de Katayoune Panahi puis de Marie-Célie Guillaume jusqu’à son départ à l’été dernier. Durant ces neuf ans passés à La Défense Laurent Roques s’était « attaché à transformer en profondeur Defacto, à y insuffler une dynamique nouvelle, héritée de son parcours dans le conseil, et ainsi de créer une culture d’entreprise inédite dans le secteur public », commente Paris La Défense dans un communiqué. En coulisse il sera aux manettes pour mener la difficile fusion entre le gestionnaire Defacto et l’aménageur Epadesa qui a abouti à la création de Paris La Défense le 1er janvier 2018. « Sa pugnacité et sa rigueur furent déterminantes dans la création du nouvel établissement public », affirme l’établissement.

« Il a amené énormément de rigueur et de méthode à l’établissement public »

Durant ses trois premières années à La Défense il sera aux côtés de Katayoune Panahi qui l’a recruté. « Laurent Roques était de ceux qui font bouger les lignes par la force de leur engagement. Sa volonté de transformer La Défense était palpable et contagieuse. Avec son aide précieuse, nous avons donné une ambition nouvelle à Defacto puis à Paris La Défense et contribué à promouvoir le potentiel du premier quartier d’affaires européen. Je repense à notre premier jour de collaboration en ce début d’année 2011 dans les sous-sols de La Défense, aux heures passées ensemble à arpenter la dalle pour surveiller l’évolution de nos chantiers, aux transformations profondes des méthodes de travail de l’établissement opérées, toujours avec une écoute attentive, par Laurent grâce à sa culture issue de ses expériences précédentes dans l’audit et le conseil, aux innombrables projets, tous plus ambitieux les uns que les autres, réalisés ensemble, aux multiples victoires professionnelles remportées ensemble grâce à sa légendaire combativité », explique Katayoune Panahi qui dit « pleurer l’un des plus merveilleux amis et des plus fidèles compagnons de route qui soit » en rajoutant « Laurent faisait partie de ces rencontres qui donnent le sel de la vie. Son humour taquin et son accent chantant de l’Aveyron nous manqueront, mais il suffira pour les entendre de tendre suffisamment l’oreille dans les sous-sols de La Défense où ils résonnent à jamais ».

Par la suite entre février 2014 et l’été dernier il fût le bras droit de Marie-Célie Guillaume. « Il s’est battu comme un lion. Son intelligence, son courage et sa détermination hors-normes ne lui auront pas permis cette fois de repousser cette terrible maladie », confie l’ancienne DG de Paris La Défense, très émue. De ces sept années passées avec lui l’ancienne patronne de La Défense dit garder de très bons souvenirs. « C’était quelqu’un d’extrêmement loyal et dévoué à ce territoire, à cet établissement et à ce projet. Jusqu’à la dernière minute de sa vie La Défense était une partie importante pour lui », poursuit-elle en saluant sa « rigueur » et sa « méthode » venues d’un secteur privé. « Laurent et moi on été heureux de mener ce projet ensemble, on a toujours été extrêmement complémentaires, poursuit-elle. Moi j’étais dans l’impulsion, les idées et lui il faisait en sorte que ça puisse se réaliser. Les collaborateurs étaient très attachés à lui ».

Officiellement c’est lui qui aura assuré l’intérim entre le départ de Marie-Célie Guillaume et l’arrivée le mois dernier de Pierre-Yves Guice. Mais dans les faits la maladie l’en empêchât. « Assez rapidement son état s’est dégradé et il a été hospitalisé », poursuit Marie-Célie Guillaume.

Ses nombreuses qualités professionnelles et humaines sont le reflet de l’homme qu’il était : bienveillant, loyal, d’une grande rigueur professionnelle, d’une extrême simplicité et d’une impressionnante persévérance. Sa disparition trop prématurée est une immense perte pour La Défense dont il était l’une des mémoires.

« L’ensemble du conseil d’administration de Paris La Défense se joint à moi pour présenter ses plus sincères condoléances à sa famille », s’est pour sa part exprimé Georges Siffredi, le nouveau président des Hauts-de-Seine et de Paris La Défense qui ne l’aura jamais vraiment côtoyé.

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