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mercredi 22 mai 2024
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Violences urbaines : de la prison ferme pour avoir tiré au mortier d’artifice sur des policiers

Un homme de 22 ans a été condamné par le tribunal judiciaire de Nanterre pour avoir tiré au mortier d’artifice sur les policiers.

Des comparutions à la chaine. Alors que les violences se poursuivent partout en France en réaction à la mort de Nahel, les premières condamnations commencent à tomber pour les émeutiers. Il y avait du monde à défiler dans le box des accusés ce vendredi au tribunal de Nanterre où ont été jugés en comparution immédiate de nombreuses personnes ayant participé aux émeutes.

C’est la deuxième soirée d’émeute, en cette nuit du mercredi, vers 23 heures la tension monte rue Louis Blanc à Courbevoie, au pied des tours de La Défense. Un groupe d’une cinquantaine d’individus s’en prend aux vitres de l’immeuble abritant le siège d’Equans. Les policiers de Courbevoie interviennent rapidement sur place pour mettre fin aux exactions. Mais à leur arrivée, les forces de l’ordre essuient des tirs de mortier d’artifice. Les policiers repèrent alors un homme et l’appréhendent par surprise près de l’agence bancaire SG, place Victor Hugo. Il a été présenté en comparution immédiate ce vendredi.

Dans le box en verre Aryless T. ne semble pas très à l’aise et ses explications sont confuses. « J’étais avec un ami en train de discuter. Un monsieur est passé et il m’a donné le mortier », explique cet homme de 22 ans. « Je l’ai pris. Je l’ai allumé car je n’en ai jamais fait, reconnait-il tout en niant avoir voulu délibérément viser les policiers. Je n’avais pas la police dans mon champ de vision. Je ne les avais pas vus ».

« Pourquoi avoir fait ça ? », lui rétorque la juge. L’homme qui va fêter ses 23 ans dans quelques jours n’évoque jamais la mort de Nahel et la volonté d’une vengeance en participant aux émeutes. Il se contente de parler d’une « bêtise » et présente « ses excuses » aux forces de l’ordre. « A aucun moment je n’ai voulu blesser un policier », assure-t-il.

Une défense qui n’a pas du tout convaincu le substitut du procureur. « On a l’impression que l’on est hors-contexte. Sa version ne tient pas deux secondes. Il voulait participer aux émeutes », affirme le représentant de l’Etat. Déjà connu défavorablement de la justice, l’homme avait été condamné il y a quelques temps à un sursis de sept mois. Un passé qui a poussé le substitut du procureur à réclamer une peine d’emprisonnement de deux ans, dont un an ferme.

Aryless T. qui vit chez sa mère veut éviter la prison mais semble résigné sur son sort. A la recherche d’un emploi, le jeune-homme affirme qu’il a obtenu une promesse d’embauche pour commencer à travailler ce samedi 1er juillet. Un nouveau job auquel Aryless T. n’ira pas. Pour son geste il est condamné à quatre mois de prison et la révocation de son sursis. C’est donc une peine de onze mois avec mandat de dépôt immédiat qui lui a été infligée à Aryless T. pour sa participation aux violences urbaines. Selon son avocat, Me Fabien Arakelian, Aryless T. ne compte pas faire appel de la décision.

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